Iles et rias de Bretagne

Frédéric Le Gars maire de Le Palais déclaré inéligible

Le maire de Le Palais, Frédéric Le Gars, vient d’être déclaré inéligible pendant trois ans. Candidat aux sénatoriales, il avait remis ses comptes de campagne après la date limite de dépôt. Le maire bellilois termine donc son mandat mais ne pourra pas en briguer un troisième. 
La commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avait décidé de se pencher sur les comptes du maire de Le Palais, candidat aux élections sénatoriales en 2017, lors desquelles Frédéric Le Gars n’avait recueilli que 32 voix, soit 1,75 % des suffrages. Le mandataire financier du maire bellilois avait déposé les comptes du candidat avec une semaine de retard. Le jugement du Conseil constitutionnel est définitif. Frédéric Le Gars va achever ses mandats de maire et de président de la communauté de communes de Belle-Ile-en-Mer. Frédéric Le Gars se retirera donc de la vie politique de Belle-Ile-en-Mer en 2020.

Desserte des iles recours rejeté

La cour administrative d’appel de Nantes a rejeté le recours des « Citoyens contribuables de Touraine et de Bretagne » contre la délégation de service public (DSP) signée en 2015 entre le département du Morbihan et la compagnie Océane pour la desserte des îles de Groix, Houat, Hoëdic et Belle-Ile-en-Mer.

Les juges nantais - qui ont suivi  les conclusions de son rapporteur public, lors de l’audience du 16 octobre - ont estimé que la requête des « Citoyens contribuables de Touraine et de Bretagne » n’aurait même pas dû être examinée par le tribunal administratif de Rennes en 2017 : basée à Savigny-en-Véron (Indre-et-Loire), l’association n’était pas habilitée à introduire un recours en Bretagne.

L’association devra verser 1 000 € de frais de justice à la Région Bretagne, désormais compétente pour gérer la desserte maritime des îles.

Locmaria des incivilités qui coûtent cher

Il y a quelque temps, les incendies ont mis en émoi la population de Belle-île. La semaine dernière, les réserves de 10 000 litres d’eau installées discrètement par les pompiers sur un terrain communal ont été déversées dans la nature; Hervé de la Baume, le maire de Locmaria, ne peut que « regretter ces incivilités, pour ne pas dire imbécillités. Ces réserves ont été installées pour faciliter la tâche des pompiers et leur permettre d’intervenir rapidement sur les sinistres ; elles évitent également de prélever l’eau dans les réserves d’eau potable… » D’autres dégradations sont observées sur les différents sites de la commune. Les sanitaires de Lannivrec servent régulièrement le lieu de rendez-vous aux fêtards qui laissent les lieux dans un état jugé pitoyable. Le week-end dernier, c’est la chaîne de l’entrée du camping de Port Andro, qui était brisée pour faire des rodéos en labourant le terrain. Un feu a même été allumé sur place, au cours d’une soirée. 

Groix fréquentation touristique en hausse

Selon les chiffres de la Compagnie océane, la fréquentation touristique est en hausse de 3,8 % depuis le début de l’année. Le mois d’août a battu des records avec 7,6 % de passages en plus. La saison se poursuit encouragée par le beau temps. Groix est une destination de découverte et de randonnées. Des cheminements pour vélos et piétons ont été redéfinis par le service des espaces naturels, en concertation avec les associations Grek rando et Saint-Gunthiern. Les sites intéressants, fontaines et lavoirs, mégalithes, chapelles, seront mieux indiqués. Deux pistes cyclables seront aménagées du bourg à Locamaria et aux Grands Sables. Si tout se passe bien, les pistes seront utilisables en 2020. Le bureau de tourisme et la maison de l’île, sur l’emplacement de Ty Canot, devraient être livrés avant l’été prochain.
Au programme également, la rénovation de Port-Lay dont les travaux seront engagés au début de l’année prochaine. Seraient prévus 30 couchages à l’étage du bâtiment haut, une nouvelle cuisine et des espaces modulables au rez-de-chaussée.

Groix Le père Thomas Weber installé

le pere weber
Le maire de Groix a remis les clés de l’église au père Thomas Weber sur le parvis Ambroise Guillo. Le prêtre  a été installé sur les deux communes de Groix et Sainte-Bernadette de Lorient par le père Jean-Eudes Fresneau, curé doyen de Lorient représentant Monseigneur Centènes. Il sera assisté dans sa mission par le père David Chenet, récemment ordonné. Le maire s’est félicité de la chance de Groix d’avoir deux prêtres référents sur la commune. Il a souligné l’implication du Secours catholique assisté de bénévoles qui est aussi un élément important dans la vie quotidienne de la paroisse.

Bien que né et ayant grandi en Moselle, le père Thomas Weber a choisi d'exercer dans le diocèse de Vannes. « C'est ma grand-mère maternelle, morbihannaise, qui m'a transmis la foi, explique-t-il. J'ai des souvenirs de vacances à Saint-Nolff, à Sainte-Anne... J'apprécie l'univers breton. » C'est aux Journées mondiales de la jeunesse à Rome, en l'an 2000 que j'ai reçu l'appel. Jean-Paul II m'a beaucoup marqué. Un séminariste m'a ouvert les yeux et conseillé d'avoir un père spirituel. J'ai commencé mon discernement avec ce père, mais je n'étais pas prêt pour le séminaire. J'ai entrepris des études d'archéologie, mon autre passion. Ma vocation est très liée aux richesses archéologiques de Rome. » Un Deug en histoire de l'art, une licence en archéologie, et pendant sa maîtrise sur la période des premiers chrétiens, un stage Erasmus à Rome... A peine son DEA entamé à la Sorbonne, il part dans le désert, sur les traces du père de Foucault. « Je savais qu'à mon retour j'irais vers le séminaire. » « Je suis heureux d'être nommé dans une paroisse aussi dynamique et ouverte que celle de Groix »

Travaux de rénovation à Quemenes

Les premières barges de matériaux ont accostées à Quemenes, pour que Sébastien et Éric, les salariés de l'entreprise Lefevre qui s'est vue confier le chantier aient ce qu'il faut pour avancer dans les travaux d' entretien du bâti de l'île. le Conservatoire du littoral a engagé l'entreprise à la rénovation du rez-de-chaussée de la maison d'habitation et au remplacement des menuiseries de la maison d'hôtes.

Groix Ecomusee plus de poste de Conservateur, un animateur à temps partiel

Suite aux déficits constatés depuis plusieurs années, le poste de Conservateur sera supprimé et remplacé mi-décembre par un animateur à temps partiel.

Belle-Ile des voitures electriques en auto partage et des batteries pour le chauffage

Des voitures électriques, alimentées grâce au surplus d’énergie généré par les panneaux solaires installés sur le toit des bâtiments publics, seront proposées en autopartage à Belle-Ile-en-Mer dès avril ou mai 2019. Une dizaine de véhicules seront mis à la disposition des résidents et visiteurs de l’île sous la forme d’une location en libre-service, a indiqué le groupe Renault, l’un des partenaires du projet au côté de la Communauté de communes de Belle-Ile et de Morbihan énergies. Les véhicules, des Renault Zoé et Kangoo, seront alimentés par un réseau de bornes de recharge installées à proximité des principaux points d’intérêt de l'île.
Le Groupe Renault va également fournir au principal village vacances de l’île des batteries de seconde vie issues de ses voitures électriques. Celles-ci permettront de stocker l’électricité produite pendant la journée par des panneaux solaires avant de la restituer le soir, essentiellement sous forme de chaleur destinée aux bungalows des vacanciers. Le village devrait ainsi pouvoir étendre sa période d’ouverture, alors qu’il était jusqu’ici limité par les frais de fonctionnement de son chauffage central.

Les îles du Ponant plus loin dans la transition énergétique

Les habitants d’Ouessant ont été invités à aller plus loin dans la transition énergétique de leur île en adaptant leurs consommations d’énergie dans le cadre d’un smart grid ou « réseau énergétique intelligent » et d’une expérimentation heures creuses – heures pleines établies en fonction des productions renouvelables de l’hydrolienne et des panneaux photovoltaïques.Depuis 2017, EDF-SEI (Systèmes énergétiques insulaires) a installé un stockage de l’énergie qui permet d’accroître le recours aux énergies renouvelables et de réduire les consommations de fuel de la centrale thermique qui produit l’électricité. Grâce à un nouveau logiciel de pilotage (Energy Management System), EDF-SEI dispose d’une meilleure maîtrise du réseau pour garantir l’alimentation malgré les variations des productions de l’hydrolienne ou des panneaux photovoltaïques. Une première centrale photovoltaïque sur la salle omnisport, réalisée par le SDEF, est opérationnelle depuis l’été 2017. D’autres implantations sont actuellement à l’étude. L’hydrolienne Sabella va retrouver le Fromveur prochainement. Pour Ouessant, SMART ISLAND vise à développer des briques technologiques permettant de mieux piloter les consommations et favoriser l’intégration d’une part croissante d’énergies renouvelables.

L’association des îles du Ponant a dressé un bilan d’étape de son programme de transition énergétique. Les premiers résultats sont déjà tangibles. Rénovation des mairies et bâtiments communaux, subventions pour la rénovation des hébergements touristiques, acquisition de véhicules électriques, conversion de l’éclairage public à la technologie Led et distribution de 13 000 spots aux habitants pour remplacer les ampoules conventionnelles. Robinets et pommeaux de douche économes… Tout y est passé, sans oublier les vieux frigos et surtout les congélos énergivores, deux fois plus nombreux que sur le continent, du fait du risque de pénurie lors des tempêtes, de la prépondérance de la pêche et du surcoût de certaines denrées sur place.
Les poules ont été mises à contribution. Une poule consomme 150 kg de biodéchets par an, ce sont ainsi 36,3 tonnes d’ordures ménagères qui ont été soustraites de la collecte, de la manutention et de l’expédition des déchets vers le continent. 

"Depuis trois ans beaucoup de choses ont été faites", a assuré le maire d'Ouessant et président de l'Association des îles du Ponant Denis Palluel. "Il y a aussi plein de promesses qu'il faut transformer avec un objectif de 50% d'énergies renouvelables d'ici 2023 et 100% d'ici 2030", a poursuivi l'édile, soulignant la nécessité de "déverrouiller certains freins techniques, mais surtout réglementaires", en référence notamment à la loi littoral qui empêche l'installation d'éoliennes près des côtes. Le projet de loi Elan, qui favorise l'installation d'éoliennes sur des territoires de taille réduite comme les îles, devrait lever ce frein d'ici la fin de l'année.

L'île de Sein est la plus en avance dans ce domaine grâce à l'installation de panneaux photovoltaïques sur différents bâtiments publics, avec 11,7% de ses besoins énergétiques couverts par les énergies renouvelables. L'île espère aussi installer à terme une éolienne de 35 mètres de haut pouvant produire 250 KWh, capable de couvrir 50% des besoins de l'île.

Ouessant attend à nouveau à partir de début octobre l'hydrolienne D10 de la société Sabella, avant l'installation d'ici 2 ou 3 ans de deux machines plus puissantes (D12) de 1 MWh chacune, afin de produire de l'électricité grâce aux courants marins. L'île compte aussi installer une éolienne et construire une centrale photovoltaïque.

Les îles de Bréhat, Batz, Groix, Belle-Ile, Houat, Hoëdic, Arz et l'Ile aux moines, connectées elles au réseau électrique du continent, tendent aussi à parvenir à une certaine autonomie énergétique.

Quemenes une marque jusqu'en 2022.
Les anciens locataires de l’île de Quéménès, dans l’archipel de Molène, avaient déposé la marque « Quéménès » autour des produits et services dispensés sur l’île. Le Conservatoire du littoral leur a demandé d’y renoncer. « Il y a eu un dysfonctionnement d’information au moment du dépôt de marque », admet Guillemette Rolland. Un accord oral jamais officialisé et un changement de direction plus tard, les vents ont tourné du côté du Conservatoire. « Nous ne nous opposons pas à la jouissance d’une marque sur un terrain public, mais elle doit être liée au temps d’occupation effective de cet espace public ». Mais ils gardent la marque, alors que de nouveaux locataires s’installent. 

Sur cette création et cette possession de marque, David et Soizic Cuisnier assurent ne pas avoir l’intention de demander des royalties sur les produits et les services de l’île. Sauf qu’ils restent propriétaires de la marque « Quéménès » jusqu’en 2022, avec six classes protégées concernant l’hébergement, la restauration, les vêtements, les chaussures, la chapellerie, les produits de l’agriculture, la viande, le poisson, la volaille, le gibier, de l’aquaculture et de l’horticulture, les appareils et instruments scientifiques, les télécommunications. « On nous avait signalé la présence de nos pommes de terre dans un point de vente non alimenté par nos soins, c’est pour cela que nous avons souhaité protéger le fruit de notre travail et valoriser nos efforts sur l’île », expliquent-ils. Propriété intellectuelle contre présence effective sur un lieu rattaché à une marque, dans un espace public. Les juristes n’ont pas fini de batailler sur la question. Quoi qu’il en soit, il existe bien une Épée de Damoclès au-dessus des nouveaux locataires de Quéménès, qui souhaitent reprendre les mêmes activités que les premiers (hormis la récolte des algues par absence actuelle de licence). Le débat est ouvert on peut déposer une marque n’importe où et dans n’importe quel contexte

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.